Congrès mondial des professeurs de français (Québec, juillet 2008)


Discours de remerciement et de clôture du nouveau président Jean-Pierre Cuq

Très chers collègues,

Ce magnifique congrès s'achève il a été une fois de plus l'occasion de rassembler la famille des professeurs de français qui s'étend sur toute la planète. La compétition, les compétitions, ont été, comme il est normal, difficiles et pleines d'enthousiasme. Chacun s'y est donné avec le meilleur de lui-même et avec sa conviction. Mais les associations ont parlé. Dans leur sagesse, comme dit la formule ? L'avenir le dira.

Je mesure l'honneur que vous me faites en me donnant cette lourde charge.

J'en mesure d'autant plus l'ampleur que j'y étais préparé par mes fonctions antérieures.

Je m'y emploierai de toute mon énergie et de tout mon courage. Mais  c'est l'énergie et le courage de chacun d'entre vous qui seront le plus nécessaire. Je sais pouvoir compter sur vous comme vous pouvez compter sur moi.

L'heure est maintenant à l'union, à resserrer les rangs autour de nos objectifs communs, qui ont été synthétisés dans la déclaration de Québec que vous venez d'entendre.

Mais avant cela je voudrais laisser parler un moment mes sentiments. Qui sont de reconnaissance.

Je remercie d'abord tous les collègues et amis qui m'ont soutenu ces derniers mois qui ont parfois été difficiles, qui m'ont, aidé. Ils se reconnaitront j'en suis sûr pour ceux qui sont dans cette salle, et les autres se réjouiront de loin des résultats de cette élection. J'ai écouté leurs conseils, leurs avis, je le ferai encore chaque fois que nécessaire parce que rien n'est plus éloigné de mes façons de faire que le travail solitaire.

Je remercie très chaleureusement l'AFEF, et sa présidente Viviane Youx, qui ont présenté ma candidature et soutenu dans cette campagne.

Vous avez fait un choix clair, celui de l'indépendance, de l'expérience mais surtout celui de la synthèse que je veux représenter entre tous les niveaux de l'enseignement du français. La classe, la recherche, la formation, bref, tout ce qui fait le fondement de notre métier et que promeuvent les associations.

Vous avez fait le choix des changements des pratiques de gouvernance et je respecterai ce à quoi je me suis engagé devant vous.

Vous avez fait aussi le choix d'une certaine continuité. Et je remercie mes collègues du bureau sortant : Dario Pagel, qui vient d'avoir pour moi des mots si amicaux, que je lui retourne chaleureusement, il le sait bien ;  mon amie Janina Zielinska dont je ne veux pas me passer de la finesse de jugement, de la connaissance inégalée des réseaux européens tant dans la commission de l'Europe centrale et orientale qu'à Strasbourg et à Bruxelles. J'annonce dès maintenant qu'elle sera ma première conseillère.

J'ai été comme vous  j'en suis sûr, extrêmement honoré par la présence à notre congrès de personnalités éminentes représentantes de nos institutions partenaires.

Au premier rang desquels bien entendu Son Excellence Monsieur Abdou Diouf, secrétaire général de l'OIF dont la présence fidèle à nos congrès dit assez en quelle estime il vous tient.

Les partenaires institutionnels du Québec, dont le MRI, le MCC, SPL, le MICC, le MELS et ceux du Canada dont Patrimoine Canadien. Sans tous ces partenaires,  rien ici n'aurait ici été possible. Leur présence, leur soutien de tous ordres, leur chaleureuse amitié témoigne (mais en était-il besoin car il est consubstantiel à cette terre) au français et à tous ceux qui le portent, le défendent, le magnifient sur notre planète. A Atlanta, en choisissant Québec en son quatre centième anniversaire pour ce 12e congrès vous avez voulu dire l'amour de tous les francophones pour le Québec et pour tout ce qu'il représente dans la réalité et l'imaginaire de la francophonie mondiale. L'accueil du Québec est un magnifique retour que nous garderons toujours au fond du cœur.

Merci au Québec, merci Québec. Bon anniversaire et rendez-vous pour le cinq centième !

Merci aussi au gouvernement et aux représentants du Canada pour leur aide précieuse et généreuse.

Merci aussi à mon pays, la France, qui par la présence assidue de représentants de très haut niveau, Monsieur le délégué général à la langue française et aux langues de France, Monsieur Xavier North, Monsieur le sous-directeur de la politique linguistique et éducative du ministère français des affaires étrangères et européennes, Monsieur Jean-Paul Rebaud et de plusieurs de leurs collaborateurs ont considérablement enrichi nos débats.

C'est aussi leurs aides sonnantes et trébuchantes qui ont largement permis ce congrès et la venue de participants de tous les continents.

Merci aussi à Monsieur le Consul général de France à Québec, Monsieur François Alabrune, pour son aide précieuse et l'amitié qu'il nous a témoignée tout au long de la préparation et de la tenue du congrès.

Merci à l'Agence universitaire de la Francophonie dont le Recteur, Monsieur le Professeur Cerquiglini nous a régalés d'une magnifique conférence.

Merci à Monsieur le ministre Adama Samassekou, président de l'Académie africaine des langues pour l'intérêt qu'il témoigne sans relâche à nos efforts.

Merci pour leur présence indispensable à tous nos partenaires, TV5, RFI, et à tous les autres médias, dont Radio Canada, qui ont couvert notre événement.

Merci au CIEP de Sèvres, à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris pour leur accompagnement amical et pédagogique.

Merci à tous, éditeurs, universités, exposants qui ont donné à ces journées vie et animation.

Ce congrès a montré plus encore que les autres l'extraordinaire diversité et qualité de la réflexion et du travail des enseignants de français. Que tous les participants aux travaux reçoivent l'expression de mon admiration et de ma gratitude.

Mais tout spécialement tous les membres du comité scientifique qui ont fait un travail si remarquable. Je ne donnerai le nom que des responsables des sections :

Surtout, mes chers amis, remercions, félicitons, applaudissons les membres du comité d'organisation Mesdames Margueritte Hardy et Louise Savoie, Monsieur Bruno Dufour. Je demande pour eux une chaleureuse ovation:

Je remercie également toute l'équipe de la FIPF conduite par la secrétaire générale, Madame Madeleine Rolle-Boumlic, et qui comprend entre-autre Isabelle Denouailles, Emeline Giguet, Elodie Resouches et Jackson Njiké.

Mais l'avenir est devant nous.

Laissez-moi féliciter mes collègues nouvellement élus au bureau Pei-Wha Chi Lee, de Taïwan et Raymond Gevaert, de Belgique. Je les connais. Je sais leur force de travail et leur engagement et je suis ravi de travailler avec eux.

Tournons-nous aussi vers le prochain congrès. J'ai une pensée très émue pour mes amis grecs qui ont fait une si belle et si tentante proposition.

Mais c'est l'association d'Afrique australe qui a su convaincre le conseil par son enthousiasme, sa détermination et la qualité de son projet.

C'est donc avec le regard au Sud, au large que nous quitterons Québec.

Je vous remercie pour votre confiance et votre amitié.

Je déclare clos le 12e congrès mondial de la FIPF à Québec.

Jean-Pierre Cuq


Le plan de développement de la FIPF, 2008-2012