La lettre de la SIHFLES
ISSN 1253-1959


N° 42 - janvier 2000

Dans ce numéro

Le procès-verbal de l'assemblée générale du 9 décembre 1999

L'annonce de journées d'étude à Bologne en juin ("Didactique et aphorisme") et à Lyon en décembre ("La phrase complexe dans les grammaires scolaires : 1880-1930")

Un compte rendu du Colloque d'Utrecht ("Changements politiques et statut des langues : histoire et épistémologie. 1780-1945") par H. Besse

Le dépliant 2000 de l'association comportant un bulletin pour (ré)adhérer

 Et une bonne année 2000 à toutes et à tous

N'OUBLIEZ PAS DE REGLER VOTRE COTISATION 2000 !
(le formulaire se trouve sur le dépliant joint,
à renvoyer à l'adresse indiquée à Saint-Cloud)
C'EST AVEC CE MONTANT QUE L'ASSOCIATION PEUT
POURSUIVRE SES ACTIVITES

Pensez aussi à reproduire le bulletin d'adhésion
et à convaincre amis et collègues de nous rejoindre

Pour toute information à faire paraître dans La Lettre,  s'adresser à :

Brigitte Lépinette, Secrétaire générale de la Sihfles
Departamento de Filologia Francesa i Italiana, Universitat de Valencia,
Avda Blasco Ibanez, 32,    46010 VALENCIA, Espagne

Brigitte.Lepinette@uv.es


Compte rendu de l’Assemblée générale du 9 décembre 1999
tenue à Utrecht
(compte rendu établi par Michel BERRÉ)

1. RAPPORTS FINANCIER ET MORAL

1a. Présentation du rapport financier (Henri BESSE)

L’exercice 1999 s’achève sur un solde négatif de 6 000,- FF. L’équilibre est assuré grâce aux bénéfices des exercices antérieurs. Une réserve de 60000,- FF. est encore disponible.

Le budget 2000 est présenté en équilibre (25 000,- FF de dépenses et autant de recettes).

Le trésorier rappelle que les membres qui pendant trois années consécutives n’ont pas versé leur cotisation sont radiés d’office. L’assemblée approuve cette disposition qui concerne, cette année, quinze personnes.

À l’unanimité, l’Assemblée décide d’augmenter le montant des cotisations à partir de l’an 2000. Celui-ci s’élève désormais à 250,- FF. pour les membres individuels et à 300,- FF. pour les membres institutionnels (bibliothèques, organismes divers, etc.). La possibilité d’appliquer un tarif préférentiel, voire la gratuité, à certaines personnes est traditionnellement laissée à la discrétion du bureau. Ce système est maintenu.

1b. Présentation du rapport moral (Juan GARCIA BASCUŇANA)

L’essentiel des activités de 1999 a concerné :

·        La parution de deux numéros de Documents : n° 21 (Numéro anniversaire de la Sihfles. Hommage à André REBOULLET) et n° 22 (Actes de la journée d’études organisée à Bologne le 2 juin 1996).

·        La parution de trois numéros de la Lettre (réalisée par Gérard VIGNER)

·        L’organisation du Colloque d’Utrecht (Marie-Christine KOK ESCALLE et Francine MELKA).

Les rapports sont approuvés à l’unanimité (26 votants présents, 26 votes par procuration).

2. PROGRAMME DES PUBLICATIONS ET DES RENCONTRES

2a. Les publications

Pour des raisons de subvention, l’ordre de parution des deux prochains numéros de Documents (Actes d’Avila et Actes de Sintra) sera sans doute inversé (février 2000 pour le second, daté de juin 99 ; mai 2000 pour le premier, daté de décembre 99). Les numéros 25 et 26 seront respectivement consacrés à la diffusion du français dans les Colonies et aux Actes du Colloque d’Utrecht.

2b. Les rencontres

les rencontres organisées par la Sihfles

L’idée d’organiser un colloque en 2002 sur «L’histoire du français dans le monde et la modernité» reste à l'étude.

Daniel COSTE s’interroge sur l’opportunité de multiplier des colloques très rapprochés. Ne conviendrait-il pas de ralentir le rythme des rencontres et de les préparer plus en profondeur en s’associant entre autres avec des unités de recherches insérées dans des universités ?

les rencontres auxquelles la Sihfles pourrait participer

Carla PELLANDRA annonce, pour juin 2000, des journées d'étude à Bologne sur l’utilisation des maximes, proverbes, sentences et aphorismes dans l’enseignement des langues.

Le Congrès mondial des professeurs de français (FIPF, Paris, juillet 2000). Aucune suite concrète n’a été donnée à la possibilité de présenter une communication sur l’histoire des technologies dans l’enseignement des langues ou à celle d’être présent sous la forme d’un stand. Gisèle KAHN promet de s’informer auprès de Gérard VIGNER en ce qui concerne les contacts déjà pris. Jean SOUILLAT s’engage à assurer une permanence de 24 heures.

2c.Divers

► le Comité scientifique et le Comité de rédaction de Documents.

La mise sur pied de tels comités est indispensable pour assurer la diffusion et la reconnaissance de Documents dans les bibliothèques et les outils de recension internationaux.

Le Comité scientifique se compose de (ordre alphabétique) : André BANDELIER, Annie BOONE, Denise BOUCHE, Jean-Claude CHEVALIER, Herbert CHRIST, Daniel COSTE, Willem FRIJHOFF, Douglas KIBBEE, Carla PELLANDRA, André REBOULLET, Richard WAKELY, Alicia YLLERA.

Le Comité de rédaction se compose de (ordre alphabétique) : Michel BERRÉ, Henri BESSE, Marie-Christine KOK ESCALLE, Elisabet HAMMAR, Gisèle KAHN, Brigitte LÉPINETTE,  Nadia MINERVA, Marcus REINFRIED, Maria-José SALEMA

► Plusieurs personnes plaident pour un élargissement du public de la Sihfles (intégration de davantage d’enseignants, contact avec d’autres disciplines). À ce propos, des initiatives comme celles du numéro spécial du Français dans le Monde ou d’une présentation dans une revue nationale (comme Lend en Italie) peuvent contribuer à élargir l’audience de la Sihfles, même si l’impact est difficile à évaluer. E. HAMMAR rappelle que le caractère savant inhérent à toute société comme la Sihfles limite a priori son recrutement et sa diffusion.

3. TRANSFERT DU SIÈGE DE LA SIHFLES

La Sihfles devrait installer son siège à Lyon à partir de la rentrée universitaire prochaine. Le stockage des numéros de Documents – suite à un accord d’H. BESSE avec J. PÊCHEUR – se fera dans un dépôt de la maison d’édition Hachette qui édite le Français dans le Monde.

4. RENOUVELLEMENT DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DU BUREAU

L'assemblée remercie vivement les membres sortants du bureau : Gérard VIGNER, Elisabet HAMMAR, Gisèle KAHN, pour le travail accompli.


ANNONCES DE JOURNEES D'ETUDE

Dans le cadre des travaux sur les aphorismes menés à l'université de Bologne au Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere Moderne  :

Organisation de journées d'étude, à Bologne, les 23-24 juin 2000

Thème : Didactique et aphorisme.

Sont prévues deux sections :

a)       L’aphorisme dans les textes consacrés à l’enseignement linguistique.

b)      L’aphorisme dans d’autres textes : traités de comportement, bréviaires, manuels de "savoir vivre", roman pédagogique, littérature pour l’enfance et la jeunesse, théâtre éducatif...

Les propositions de communication devront être présentées avant le 31 mars 2000 et seront soumises à un comité scientifique présidé par Corrado Rosso et formé par Carminella Biondi, Giulia Cantarutti, Paola Maria Filippi, Nadia Minerva, Carla Pellandra, Gino Ruozzi, Brigitte Soubeyran.

Pour des contraintes administratives, les actes des journées d’étude devront être publiés en 2000 : les textes des contributions (disquette + texte imprimé) devront être présentés au moment du colloque.

Temps de parole : 20-25 minutes maximum. Texte : une dizaine de pages. Les normes typographiques seront transmises lors de l’acceptation des sujets de communication.

Pour tout renseignement, contacter :

Lyon : 2 décembre 2000 : "Enseignement et description de la langue française : la phrase complexe dans les grammaires scolaires (1880-1930)".

Journée d'étude organisée par Annie Boone et Michel Berré.


Le Xème colloque international de la SIHFLES

Utrecht (Pays-Bas) 9, 10 et 11 décembre 1999

Après l'Allemagne, l'Italie, la Suisse, l'Ecosse, l'Espagne, la Suède, le Portugal - et sans compter les "journées d'étude" qui se sont tenues en France ou en Italie -, la SIHFLES a organisé son Xème colloque international dans la vieille ville d'Utrecht, à l'Universiteit Utrecht, la première de Hollande, sinon tout à fait par l'histoire (la plus ancienne étant celle de Leyden), du moins par le nombre de ses étudiants, et par les manuscrits de sa bibliothèque, dont un magnifique psaultier du 9ème siècle, antérieur d'une vingtaine d'années aux fameux Serments de Strasbourg, dans lesquels fut, pour la première fois, transcrit cet idiome de l'Europe de l'Ouest qui deviendra, trois siècles plus tard, le françois puis le français. Ce sont deux enseignantes de cette université, Marie-Christine Kok Escalle et Francine Melka qui ont eu l'initiative de ce colloque et qui l'ont mené à bien à la satisfaction de tous les participants, grâce entre autres à l'aide de plusieurs institutions académiques et culturelles néerlandaises (OGC, OTS, KNAW, NWO),  et des Services culturels de l'Ambassade de France au Pays-Bas. Il s'est tenu à la Sweelinckzaal, salon d'un ancien hôtel particulier situé au coeur d'une ville de canaux, d'églises et de maisons où se retrouve l'histoire religieuse et politique de l'Europe de l'Ouest, depuis Dagobert et Charlemagne. Une cinquantaine d'enseignants-chercheurs y ont participé, dont la majorité venait de cette même Europe de l'Ouest, dont Utrecht, tour à tour occupée par les Espagnols, les Français ou les Allemands, illustre si bien l'histoire. Mais le reste du monde n'y était pas absent, puisque la Suède, Malte, Israël, le Japon ou les Etats-Unis y étaient aussi représentés.

            Une vingtaine de communications ont traité des Changements politiques et statut des langues : histoire et épistémologie 1780-1945 ? Présentées sous forme de conférences plénières ou dans des ateliers regroupant l'ensemble des participants, elles ont été débattues avec l'animation et la convivialité qui caractérisent les colloques de la SIHFLES, où chacun est plus ou moins au fait de ce que les autres ont déjà publié. Nombreuses ont été les contributions ayant porté sur les conséquences de l'épopée ou de l'équipée, selon le point de vue que l'on adopte, napoléonienne dans l'Europe de la fin du 18e siècle et du début du 19e siècle, ce siècle qui a connu le développement de nationalismes fondés d'abord plus sur la division des langues que sur celle des religions ou des "races". Mais les cinquante premières années du 20e siècle, où certains nationalismes ont sombré dans le racisme, n'avaient pas été oubliées, trois communications ayant été prévues sur l'impact des politiques éducatives des régimes fascistes (d'Italie, Allemagne et Espagne) dans l'enseignement du français, et plus largement des langues autres que celle à laquelle s'identifie la nation.

            Si le "français hors de France", selon l'expression de F. Brunot, a été au coeur des analyses, comme le veut la vocation première de la SIHFLES, les autres langues européennes n'ont donc pas été oubliées. La supposée "universalité" de la langue française proclamée par Rivarol a été réinscrite à la fois dans la "comparaison philosophique" des langues en Allemagne à la fin du 18e siècle, dans le plurilinguisme qui était celui de l'élite sociale des Provinces-Unies au 18e et 19e siècles (tel que l'illustre Belle de Zuylen plus connue sous le nom d'Isabelle de Charrière), dans le multilinguisme de la Malte des Chevaliers et de sa brève occupation par Bonaparte faisant voile vers l'Egypte, dans celui de l'Etat du Luxembourg actuel, ou encore dans l'absence de réciprocité entre l'enseignement du français au Pays-Bas et l'enseignement du néerlandais en France. On a comparé les réformes éducatives et les législations scolaires qui se sont multipliées, au rythme des changements politiques, tout au long du 19e siècle et du début du 20e siècle, afin d'étudier la place et les finalités accordées respectivement au français langue étrangère ou seconde et aux autres langues européennes, tout en s'interrogeant sur ce qu'il est advenu de ces réformes et législations successives dans les pratiques effectives des classes. On a souligné la disparité, selon les pays, de la mise en oeuvre - plus tardive ici qu'ailleurs, plus attentive à la formation de l'esprit ici que là, ouverte à la culture et aux valeurs de l'Autre ou bien les censurant dans ses manuels - de ces réorganisations scolaires ou universitaires quant à la didactique du français quand il est enseigné à des élèves déjà socialisés dans une autre langue, didactique dont la relative stabilité frappe si on la compare aux avatars de ces réorganisations politiques. On a montré comment, en Suède, le français s'est vu supplanté, au cours de ces deux derniers siècles, par l'allemand et l'anglais, alors qu'il semble progresser dans le Luxembourg actuel. On a rappelé le rôle joué par l'Alliance israélite universelle dans la diffusion du français auprès des communautés juives d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est jusqu'à la dernière guerre, et le rôle qui fut assuré dans cette même partie de l'Europe, durant l'entre-deux guerres, par la création d'Instituts français, dans le cadre du Service des Oeuvres françaises à l'Étranger où Jean Marx joua un rôle essentiel jusqu'en 1940. Bref, l'enseignement du français langue étrangère ou seconde a été constamment replacé dans le contexte multilingue, multilatéral, pluriconfessionnel  et multiculturel qui est, depuis son origine, le sien. Les Actes du colloque d'Utrecht, tout comme ceux des colloques précédents, paraîtront dans Documents pour l'histoire du français langue étrangère ou seconde.

Henri Besse


EN ENVOYANT VOTRE ADHÉSION / READHESION POUR L'ANNEE 2000

NE MANQUEZ PAS D'INDIQUER SOIGNEUSEMENT VOTRE ADRESSE ELECTRONIQUE, SI VOUS DISPOSEZ D'UN ACCES RESEAU (VOIR DEPLIANT JOINT SUR PAPIER COULEUR). NOUS ENVISAGEONS D'ADRESSER, A L'AVENIR, LA LETTRE PAR CETTE VOIE CHAQUE FOIS QUE POSSIBLE… ET DIMINUER AINSI LES FRAIS D'AFFRANCHISSEMENT


ADRESSES ELECTRONIQUES DES MEMBRES DU BUREAU

Président : Juan Francisco Garcia Bascuñana : jfgb@correu.urv.es . Vice-Présidents : Marie-Christine Kok Escalle : marie.c.kokescalle@let.uu.nl , Jacqueline Lillo : JLillo@sciepol.unipa.it , Carla Pellandra : pellandra@lingue.unibo.it , Jean Souillat : JSouillat@mail.inext.fr . Secrétaire générale : Brigitte Lépinette : Brigitte.Lepinette@uv.es . Trésorier : Daniel Coste : coste@ens-fcl.fr . Trésorier adjoint : Henri Besse : besse@ens-fcl.fr .

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N° 41 - Octobre 1999

Mise en ligne ultérieurement

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N° 40 - Juin 1999

Le Colloque SIHFLES d’Utrecht (9, 10, 11 décembre 1999)

Le but du colloque est de stimuler une réflexion épistémologique sur les incidences des changements politiques sur le fonctionnement, le rôle, l’image, la place d’une langue étrangère, en l’occurrence ici surtout le français langue étrangère ; cette réflexion sera alimentée par les études de cas historiques propres à chaque pays qui dégageront dans quelle mesure le français langue étrangère est utilisé au profit de l’idéologie et du pouvoir politique et / ou dans quelle mesure la place qu’il occupe dans la société et dans l’enseignement évolue sous la pression des mouvements politiques.

Deux périodes privilégiées correspondent aux temps napoléoniens et à " l’entre deux guerres ", mais de nombreuses études de cas portent sur différentes périodes du XIXe siècle. Les sujets touchant au rôle de la langue et à l’identité nationale seront centraux. Des débats porteront sur des études de politique linguistique locale et sur des études de manuels, afin de dégager les récurrences et les différences entre périodes. Une palette de pays européens se trouve représentée avec la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, mais aussi Malte et le Moyen-Orient.

Tous les membres de la SIHFLES, mais aussi les collègues, linguistes ou historiens, intéressés sont cordialement invités à participer au colloque qui se tiendra dans les locaux de l’Université d’Utrecht, au centre de la ville, du jeudi (matin) 9 décembre au samedi 11 décembre 1999 (début d’après-midi). Pour recevoir le programme, adressez-vous à : M-C. Kok Escalle ou F. Melka, Opleiding Frans, U.U., Kromme Nieuwe Gracht 29, 3512 HD Utrecht ; Fax : 00 31 30 2536167 ; Tél. : 00 31 30 2536212 / 6208 :

Nous comptons sur les contributions de André Reboullet, invité d’honneur, fondateur de la société (SIHFLES), (ex) Directeur de la revue Le Français dans le Monde (Paris, France), Jean-Claude Chevalier, Université de Paris VII (France), Denise Egéa-Kuehne, Ph.D., Louisiana State University, Baton Rouge (L.A., USA), Willem Frijhoff, V.U. Amsterdam (Pays-Bas), Gerda Hassler, Postdam Universität (Allemagne), Pierre Swiggers, K.U. Leuven (Belgique) et de Maria Herminia Amado (Aveira, Portugal), Michel Berré (Vrije Universiteit, Brussel, Belgique), Rosalia Bivona (Palerme, Italie), Manuel Bruna Cuevas (Séville, Espagne), Noël Caruana-Dingli et Anthony Aquilina (Université de Malte), Antonella Conti (Milan, Italie), Jan De Clercq (K.U. Leuven, Belgique), Denise Fischer (Tarragone, Espagne), Juan Garcia Bascunana (Tarragone, Espagne), Aline Gohard-Radenkovic (Fribourg, Suisse), Elisabet Hammar (Linköping, Suède), Erika Hültenschmidt (Bielefeld (Allemagne), Encarnacion Medina Arjona (Cadix, Espagne), O. Bruna Ranzani (Pise, Italie), Marcus Reinfried (Erfurt, Allemagne), Carmen Roig (Santander, Espagne), Maria José Salema (Université du Minho, Portugal), Nathalie van der Sanden-Piva (Nimègue, Pays-bas), Valérie Spaëth (Bar Ilan, Israël), Madeleine van Strien-Chardonneau (Leyde, Pays-Bas), Filomena Vitale (Naples, Italie)

Le Conseil d’administration de la SIHFLES (12 juin 1999)

Réuni le 12 juin à la Résidence de l’Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, le Conseil d’administration de la société a examiné les points suivants :

Rencontres, colloques

Les publications

 

Nous demandons à tous les lecteurs de la Lettre de bien vouloir nous signaler toutes les publications dont ils peuvent avoir connaissance (articles, thèses, ouvrages) concernant l'histoire du français, de façon à ce que nous puissions en faire une présentation, dans la Lettre et dans Documents.

N'oubliez pas de régler vos cotisations pour 1999. C'est avec leur montant que la SIHFLES peut encourager les activités de recherche et poursuivre ses publications.

La Lettre de la SIHFLES.
Pour toute information à faire paraître dans la Lettre, s'adresser à Gérard VIGNER - SIHFLES ENS Fontenay Saint Cloud, Grille d'Honneur - Le Parc , F 92211 SAINT-CLOUD Cedex.

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N° 39 - Février 1999

La Journée d’études “Diffusion et enseignement du français dans l’empire colonial français - 1815-1962”

Un peu plus d’une vingtaine de participants se sont retrouvés le vendredi 11 décembre, dans la Salle de réunion de la Résidence de l’ENS de Saint-Cloud pour participer à une journée qui, par son thème propre constituait une première pour la SIHFLES, puisque l’on s’était donné pour projet d’approcher dans ses origines politiques, institutionnelles et pédagogiques, ce que l’on appelle aujourd’hui le français langue seconde.

Six communications ont été entendues qui ont permis d’entreprendre un large tour d’horizon. L’Afrique noire, la Tunisie, l’Indochine, la Nouvelle-Calédonie ont servi de point d’ancrage à ce premier travail d’exploration. De l’ensemble des communications, il ressort tout d’abord les hésitations de l’appareil colonial quant à une conduite à tenir sur la diffusion du français auprès des populations indigènes. Les premières tentatives sont le fait des missions religieuses, de commerçants parfois, ou des autorités du pays (la Tunisie avant l’instauration du Protectorat français) soucieuses d’ouvrir leurs futures élites à la connaissance de l’Europe. Hésitations aussi quant à la finalité d’une politique, bien modeste dans ses effets à l’origine, de formation des populations indigènes. S’agissait-il de former un futur citoyen français ou un indigène francophone ?

L’école dans tous les cas va constituer le vecteur privilégié d’une politique d’influence et d’encadrement des populations. Problème de la place du français par rapport aux langues indigènes. Les missions religieuses, on le sait bien, souhaitaient développer l’usage des langues indigènes pour favoriser le processus d’évangélisation, avec souvent des conflits ouverts avec l’autorité coloniale. Un peu partout, au début du XXe siècle, on assiste à une prise en main de l’appareil éducatif par l’autorité coloniale. Un règlement est mis en place, des programmes, des corps d’enseignants. L’enseignement du français s’institutionnalise sous l’impulsion de responsables profondément engagés dans l’action d’éducation et de diffusion du français (Georges Hardy en Afrique noire, Louis Machuel en Tunisie, pour ne citer que quelques noms). On voit s’esquisser de la sorte une périodisation pour le français sur l’ensemble de l’empire colonial.

Denise Bouche a conclu la journée en posant la question de savoir si Paris avait bien une politique pour le français sur l’ensemble des colonies. Il semble en fait que chaque territoire ait bénéficié d’une large autonomie en ce domaine, ce qui peut expliquer une très grande variété des conditions institutionnelles et pédagogiques de mise en oeuvre. Démarche plus empirique peut-être que ce que l’on avait tendance à croire jusqu’à présent.

Au total un échange riche en perspectives de recherches et qui devrait appeler de la part de la SIHFLES des initiatives de même nature en ce domaine.

(Compte rendu rédigé par Gérard Vigner)

 

L’Assemblée générale du 12 décembre 1998


Rencontres, colloques, vie de la société

Les publications

Nous demandons à tous les lecteurs de la Lettre de bien vouloir nous signaler toutes les publications dont ils peuvent avoir connaissance (articles, thèses, ouvrages) concernant l'histoire du français, de façon à ce que nous puissions en faire une présentation, dans la Lettre et dans Documents.

N'oubliez pas de régler vos cotisations pour 1999. C'est avec leur montant que la SIHFLES peut encourager les activités de recherche et poursuivre ses publications.

La Lettre de la SIHFLES.
Pour toute information à faire paraître dans la Lettre, s'adresser à Gérard VIGNER - SIHFLES ENS Fontenay Saint Cloud, Grille d'Honneur - Le Parc , F 92211 SAINT-CLOUD Cedex.

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n° 38 - Octobre 1998

Le Conseil d’administration du 13 juin 1998

Le Conseil d’administration a examiné un certain nombre de points :

la Sihfles sur Internet

Quelques difficultés techniques dans la mise en place du serveur font que le site SIHFLES sur l’Internet n’est pas encore pleinement opérationnel. Nous pensons pouvoir très rapidement régler les problèmes rencontrés.

Le Colloque de Sintra (Portugal)

C’est à Sintra, petite ville proche de Lisbonne et joyau classé au Patrimoine mondial, à proximité du Cabo da Roca, la pointe la plus occidentale du continent européen, que s’est déroulé, dans de merveilleuses conditions d’accueil, le dernier colloque de la SIHFLES. Environ 35 personnes ont suivi du début à la fin les quelque 25 communications sur le thème de L’enseignement de la langue et de la littérature françaises dans la seconde moitié du XIXe siècle. Comme l’a souligné Marie-Hélène Clavères dans sa conférence d’ouverture, les deux termes du titre, langue et littérature, recouvrent la quasi totalité des problématiques qui se posent en matière d’enseignement des langues. L’affaire était lancée.

Les choix en matière d’enseignement de la langue ont été posés et reposés : fondements théoriques et choix concrets, montée et déclin de la méthode directe, approche de la grammaire, place accordée au vocabulaire, à la traduction, à certains contenus culturels. Quant à l’enseignement de la littérature, objet de plusieurs communications, certaines questions récurrentes ont traversé exposés et débats. Et d’abord celle de la forme et de l’évolution des anthologies : classement par genres, classement chronologique des textes, classement par auteurs. On a vu la naissance progressive de la notion d’auteur, la montée en puissance de l’histoire littéraire, l’invasion des biographies et de l’appareil critique, la place de plus en plus importante accordée, à côté des textes, aux notes d’accompagnement. Mais on a aussi vu que chacun des aspects ici évoqués restait sujet à variations multiples, selon les éditions, les auteurs des anthologies, les pays. Et puis, la question a été posée du rôle de la littérature dans l’enseignement des langues. Pour certains pays représentés, pour ceux de l’Europe du Sud plus que pour ceux de l’Europe du nord, semble-t-il, les textes littéraires constituent une source de leçons possibles de morale et de civisme. Mais les textes littéraires sont aussi la base de bons modèles de langue et conservent longtemps leur fonction de point de départ pour des activités d’imitation. On a pu, grâce à l’analyse des manuels et à des témoignages d’enseignants, commencer à se faire une idée assez précise de la manière dont était enseignée la littérature, dans la période concernée, à différents moments, et en différents lieux.

La période, seconde moitié du XIXème siècle, est riche en événements institutionnels concernant les langues. Plusieurs ont été abordés : ici, la création de chaires universitaires, ailleurs, la création d’un Musée pédagogique national, et aussi, la mise en place de législations, la question du statut des langues en présence, les débats sur le rôle de l’enseignement des langues étrangères, la formation des enseignants, l’enseignement aux filles. Quant à ce qui se passait vraiment dans les classes et au statut véritable des enseignants, au-delà des principes ça et là invoqués, une plongée dans les archives a permis d’apercevoir dans toute sa nudité la réalité des faits. Une piste à suivre, nécessairement.

(Compte rendu établi par Gisèle Kahn, avec un grand merci aux organisateurs, Maria-José Salema, Luis Filipe Teixeira et les autres).

Rencontres, colloques, vie de la société

On ne prévoit pas, pour cette fois-ci, de communication dans l’après-midi, la journée de la veille ayant été consacrée à des travaux sur la diffusion et l’enseignement du français dans les colonies.

Les membres de la société voudront bien nous adresser la confirmation de leur présence à l'Assemblée générale et à la journée d’études. Au cas où ils ne pourraient participer à l’AG, ils voudront bien remplir le pouvoir de vote. Il est possible, pour ceux que cela intéresse, de prendre une chambre à la Résidence de l’ENS. Remplir le bulletin le plus rapidement possible.

“ Documents ”

Le numéro 20 (daté de décembre 1997) de la revue vient de paraître. Il rend compte du colloque consacré à l’apport des centres de français langue étrangère à la didactique des langues, qui s’est tenu à Grenoble du 26 au 28 septembre 1996. La revue a retenu les communications consacrées plus particulièrement aux aspects historiques.

Le prochain numéro (n° 21) sera celui du Xe anniversaire de la société, préparé par les trois anciens présidents. Suivront : le n° 22, consacré à la rencontre de Bologne, sur le dialogue ; le n° 23 avec les actes du colloque d’Avila ; puis le colloque de Sintra avec le n° 24, enfin la journée d’étude sur la diffusion et l’enseignement du français dans les colonies sera publiée dans le n° 25.

Les publications

Dans les thèses soutenues, signalons :

Nous demandons à tous les lecteurs de la Lettre de bien vouloir nous signaler toutes les publications dont ils peuvent avoir connaissance (articles, thèses, ouvrages) concernant l'histoire du français, de façon à ce que nous puissions en faire une présentation, dans la Lettre et dans Documents.

  • N'oubliez pas de régler vos cotisations. C'est avec leur montant que la SIHFLES peut encourager les activités de recherche et poursuivre ses publications.

  • La Lettre de la SIHFLES.
    Pour toute information à faire paraître dans la Lettre, s'adresser à Gérard VIGNER - SIHFLES ENS Fontenay Saint Cloud, Grille d'Honneur - Le Parc , F 92211 SAINT-CLOUD Cedex.

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    n° 37 - Mai 1998

    la Sihfles sur Internet

    Conformément au voeu émis lors de la dernière assemblée générale, la Sihfles ouvre un site sur Internet, ce qui devrait à la fois faciliter la diffusion de l’information et renforcer les liens entre les membres. Ce site est ouvert dans le cadre d’un site interassociatif portant sur le champ du FLE où se retrouveront l’Association des attachés linguistiques, l’ASDIFLE (Association de didactique du français langue étrangère) et l’ANEFLE (Association nationale des enseignants de français langue étrangère). Le site de la SIIHFLES devrait être opérationnel en juin 1998. Son adresse provisoire est la suivante : http://ourworld.compuserve.com/homepages/AlainSchneider/  La page du sommaire de la SIHFLES comprendra les rubriques suivantes : historique, objectifs de l’association, statuts et fonctionnement, adhésions et cotisations, calendrier des activités, le dernier numéro de La Lettre de la SIHFLES, sommaires de Documents depuis le n° 1, l’annuaire des adhérents ultérieurement. Des informations plus précises seront données dans la prochaine Lettre.

    Rencontres, colloques, vie de la société

        Le prochain Conseil d’administration de la SIHFLES se déroulera le samedi 13 juin 1998 à 9 h 30 à 12 h à Saint-Cloud, à l’ENS, au 2 avenue Pozzo di Borgo, salle de la Résidence.

        L’annuaire de la SIHFLES est en cours d’établissement à partir des fiches qui ont été transmises. Tous les délais de transmission sont désormais dépassés. Mais on peut encore envoyer sa fiche. En effet d’illustres membres de la SIHFLES n’ont pas encore envoyé leur fiche. Ils sont vivement invités à le faire sans plus tarder !

        Le n° 19 de Documents consacré aux actes du colloque de Linköping Phonétique et pratiques de prononciation vient de paraître. Remercions Elisabet Hammar qui, au delà de la direction de ce numéro, a bien voulu se charger de la très lourde tâche de son impression et de sa diffusion.

        Le n° 20 de Documents consacré au colloque du centenaire du Comité de patronage des étudiants étrangers de Grenoble sortira avant l’été.

        L’association ALLO (Association langue, lecture, orthographe) organise le 2 et 3 juillet 1998 à Paris, au Centre de Conférences internationales, 19 avenue Kléber 75116 Paris, un congrès intitulé Le français au 3ème millénaire. Comment faire vivre la langue? Renseignements et inscriptions, s’adresser à : ALLO, 6 rue Voisembert, 92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

        Le colloque international de Sintra, Portugal (1, 2, 3 octobre 1998) se prépare. Après une conférence inaugurale de Marie-Hélène Clavères intitulée : Enseignement des langues et littératures étrangères au XIXe siècle, les 28 communications prévues se répartiront sous les intitulés suivants (programme provisoire) : 1. Enseignement des langues et littératures étrangères et politique linguistique 2. Histoire de la méthodologie du français langue étrangère 3. Ouvrages didactiques : manuels, méthodes, grammaires, dialogues, anthologies ...... 4. Formation et profils des enseignants.

        La journée Diffusion et enseignement du français dans l’empire colonial français se prépare aussi. Elle se tiendra à l’ENS de Saint-Cloud le 11 décembre 1998. On peut encore proposer des communications.

    Les publications

    Éléments bibliographiques

    Figurent ici des éléments bibliographiques portant sur les domaines de recherche de la SIHFLES. Ils sont extraits de la revue Histoire de l’Education publiée par l’INRP (n° 71-72, sept. 1996 et 75-76 sept. 1997) à partir d’une base établie par Isabelle Havelange :

    Nous demandons à tous les lecteurs de la Lettre de bien vouloir nous signaler toutes les publications dont ils peuvent avoir connaissance (articles, thèses, ouvrages) concernant l'histoire du français, de façon à ce que nous puissions en faire une présentation, dans la Lettre et dans Documents.

    N'oubliez pas de régler vos cotisations. C'est avec leur montant que la SIHFLES peut encourager les activités de recherche et poursuivre ses publications.

    La Lettre de la SIHFLES.
    Pour toute information à faire paraître dans la Lettre, s'adresser à Gérard VIGNER - SIHFLES ENS Fontenay Saint Cloud, Grille d'Honneur - Le Parc , F 92211 SAINT-CLOUD Cedex.

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